Europe des patries et des projets

Notre projet pour enterrer l’Europe-empire !

Reprenons notre destin en main, bâtissons l’Eurasie de l’Atlantique à la mer de Chine

Communiqué de Solidarité & Progrès
jeudi 8 mai 2014

Nous Français, nous Européens, sommes aujourd’hui au pied du mur : soit nous laissons sombrer ce bijou que fut l’Europe de la reconstruction d’après-guerre, soit nous nous résolvons à reprendre nos bâtons de pèlerins pour changer la donne.

Car à force de délaisser la chose publique au profit du domaine privé, vient le jour, comme aujourd’hui, où l’incendie se déclare dans la maison, où la guerre éclate comme en Ukraine, où l’odeur de poudre et de sang rôde à nouveau à nos portes et nous oblige à relever la tête.

S’engager en politique ? Redresser notre pays ? Oui, le réveil sera dur, mais une crise peut être salutaire si elle nous oblige à abandonner le superflu, si elle nous accule à n’avoir rien d’autre, pour faire face à la vie, que l’essentiel : notre créativité personnelle, notre amour de la nation et de l’universel.

Deux grands chantiers urgents sont devant nous : rétablir la paix en Europe et dans le monde et rétablir notre souveraineté nationale au sein d’une Europe des patries.

I. Arrêter la machine infernale de la guerre

La crise ukrainienne est un enjeu décisif. Soit elle nous conduit à une nouvelle conflagration mondiale, soit elle permettra à l’Europe de constituer en Eurasie une ère de paix et de prospérité inégalée.

Cette crise est la conséquence des politiques d’empire adoptées par les Etats-Unis, sous la houlette de la City de Londres et de Wall Street, après la chute de l’URSS. L’Accord d’association avec l’UE-OTAN n’avait d’autre objectif que de réduire l’influence de la Russie pour la soumettre à leur tutelle financière.

L’Ukraine illustre la faillite des politiques économiques occidentales. D’un niveau économique comparable à celui de l’URSS en 1991, vingt-trois ans après son indépendance, sous l’influence du FMI et de l’UE, ce pays potentiellement très riche est au bord du gouffre. Impossible pour l’UE seule, ou la Russie seule, de faire face à sa dette extérieure totale de près de 140 milliards, dont 65 milliards de dollars à court terme (44,7 % du PIB).

1. Contrer la géopolitique des blocs

Notre projet de coopération en Eurasie est le seul de nature à résoudre la crise ukrainienne : il vise à contrer, par une dynamique de développement mutuel, les blocs qui, de part et d’autre de l’Atlantique, cherchent l’affrontement pour imposer chacun son empire. Ce sont, des deux côtés, les héritiers du géopoliticien anglais Halford Mackinder, dont les théories sont à l’origine des deux guerres mondiales. Sa thèse : une lutte à mort oppose les puissances maritimes, Angleterre et Etats-Unis, qui contrôlent le commerce par mer, aux puissances continentales eurasiatiques. Cette doctrine guide encore les oligarchies occidentales qui, en pleine crise, veulent étendre à l’Est leur espace vital pour s’approprier les richesses de l’Eurasie.

Côté russe, un courant « eurasiste », inspiré du « philosophe » Alexandre Douguine, réagit en se déclarant prêt à en découdre avec l’Occident « décadent ». Pour réussir, il soutient les droites extrêmes dans nos pays, y compris en France, où il appuie le Front national et Alain Soral. Cependant, en se situant dans la perspective d’un espace de développement mutuel allant de Lisbonne à Vladivostok, Vladimir Poutine et Sergueï Lavrov n’adoptent pas cette manière de voir. C’est une occasion à saisir avant qu’il ne soit trop tard.

2. L’alternative : une nouvelle Route de la soie

Notre politique vise à créer les conditions de la croissance et de la paix mondiale, en réalisant des corridors de développement (chemins de fer rapides, transport fluvial, capacités énergétiques, aménagement du territoire) entre la Chine et l’Europe, le long des anciennes Routes de la soie.

Le président Xi Jinping, en visite récemment en Europe, a dessiné les contours de cette stratégie de « nouvelle Route de la soie ». Ses visites aux points d’arrivée des anciennes Routes de la soie, aujourd’hui des transports modernes, les nombreux accords de partenariats industriels dans la haute technologie, illustrent le type de développement conjoint que cette stratégie peut engendrer de part et d’autre.

Aux antipodes d’une logique de guerre ou du pillage des peuples par une politique de bas salaires, notre projet s’inspire du dessein proposé par Leibniz à Pierre Le Grand et à l’empereur de Chine Kangxi au XVIIe siècle : organiser une coopération accrue – éducation du peuple, échanges scientifiques, technologiques et commerciaux – entre la Chine et l’Europe, aux deux extrémités de l’Eurasie, en passant par la Russie.

II. Rétablir notre souveraineté nationale, enterrer l’Europe empire

Aujourd’hui, nous Français, nous Européens, ne pouvons pas mener cette politique. Privés de souveraineté, nous sommes pieds et poings liés à une dictature des marchés, régie depuis la City de Londres et Wall Street, à laquelle nous avons livré nos économies, nos libertés, nos âmes. Il faut en sortir.

Reprendre en main notre destin

1. Quittons l’Union européenne, abolissons l’euro !

Notre premier acte d’indépendance sera la création d’une banque de la nation sous contrôle public, ayant les mêmes pouvoirs et fonctions que la Banque de France entre 1945 et 1973.

Nous rétablirons ensuite la séparation stricte des banques (Glass-Steagall Act), sur le modèle de la Loi bancaire de 1945, pour casser les banques « trop grosses pour faire faillite » et éviter les conflits d’intérêt entre banques de dépôt et banques d’affaires.

Nous mettrons au cœur de notre dispositif le crédit productif public de la période 1945-1973, clé du succès des Trente Glorieuses, et autoriserons les avances de la Banque de France au Trésor public, destinées uniquement à la recherche et au développement d’infrastructures modernes.

Le système européen des banques centrales, sous la direction de la BCE, devra être remplacé par un système européen de banques nationales publiques.

2. Réindustrialisons la France, enterrons la transition écologique

Choquées par la désindustrialisation rapide de la France – 11 % du PIB – toutes les forces politiques appellent à une réindustrialisation. Mais toutes ont rallié la transition écologique vers les énergies renouvelables qui, par leur faible densité énergétique et capacité du travail, se traduiront par une baisse brutale du niveau de vie et de production.

Nous devons, au contraire, nous inspirer de Colbert et des efforts de Charles de Gaulle (nucléaire, aérospatiale) : favoriser une industrialisation fondée sur la recherche de pointe et les énergies de très haute densité permettant de produire beaucoup plus avec moins d’effort, grâce au meilleur des hommes : leur créativité.

III. Créons une Europe de patries et de projets ouverte à l’Eurasie

Dans quatre domaines, la collaboration existe avec nos amis eurasiatiques, mais il faut l’accélérer : exploration spatiale, pour ses retombées sur Terre (extraction d’hélium 3 sur la Lune pour la fusion – la Chine y travaille) ; agriculture de précision et médecine à distance, grâce aux satellites ; accélération de la recherche sur l’énergie nucléaire de 4e génération et la fusion thermonucléaire ; développement, enfin, des infrastructures pour les corridors de la nouvelle Route de la soie.
Mobilisez-vous !

Téléchargez le bulletin de vote ou commandez en des copies en cliquant ici
15 mai 2014 | Tags: Christine Bierre, city de londres, élections européennes, Empire supranational, Euro, Europe Empire, Jacques Cheminade, oligarchie financière, Solidarité & Progrès, Wall Street | Catégorie : Europe Empire | Postez un commentaire

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Contre la dictature financière européenne

LA VIDEO DE JACQUES CHEMINADE


Pacte budgétaire: c’est l’Europe et la France… par Solidarite_et_Progres

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Imprimer notre tract contre le Pacte Budgétaire

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Fascisme financier
Lundi 13 août 2012 à 16h31

par Christine Bierre

Par un communiqué du 9 aout, Bernard Cazeneuve, Ministre délégué aux affaires européennes, a confirmé la volonté du gouvernement de procéder le plus rapidement possible à la ratification du TSCG (Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG), dit Pacte budgétaire, par le vote d’une loi organique.

Trois voies étaient possibles pour adopter ce traité qui constitue un acte de guerre contre la souveraineté des nations et contre les populations (voir l’article d’Elodie Perrot ci-dessous) : 1) le référendum, 2) sa ratification par le Parlement réuni en Congrès à Versailles, si le Traité avait exigé des modifications de la Constitution, et 3) le vote d’une « loi organique », a une majorité simple, par les deux chambres.

Le gouvernement vient de choisir la troisième voie qui lui permet d’éviter à la fois un référendum dont le risque d’échec était très important, et l’humiliation d’une ratification par le Parlement en Congrès qui, exigeant une majorité de trois cinquièmes, n’aurait été obtenue que grâce aux voix de la droite qui après tout est à l’origine de ce traité.

L’avis rendu par le Conseil Constitutionnel qu’il n’est pas nécessaire pour procéder à sa ratification, d’inscrire dans la Constitution la « règle d’or » d’équilibre budgétaire exigée par ce traité, a permis au gouvernement de contourner une fois de plus la population, et d’adopter la troisième voie avec l’aval de la plus haute Cour de la nation. C’est donc « dans les meilleurs délais » que le gouvernement soumettra au Parlement ce traité qui grâce au blanc-seing du Conseil Constitutionnel pourra, indique M. Cazeneuve, être débattu « avec sérénité ».

Or, comme l’explique l’article ci-dessous, au nom d’un renflouement potentiellement illimité des banques européennes en faillite, par le Mécanisme européen de stabilité (MES), ce Traité confisque la souveraineté budgétaire des Etats membres de l’Union Européenne et ouvre la possibilité d’application de mêmes politiques brutales d’austérité imposées à la Grèce et à l’Espagne, a la France et à tous les autres Etats membres. Des politiques qui ne sont pas seulement totalement injustes, mais un échec cuisant !Comme Solidarité & Progrès l’a dit et redit, une autre politique est possible (voir la section programme de ce blog) : il faut une restructuration des dettes de jeux de banques inspirée de celle mise en application par l’Argentine des Kirchner, la séparation totale des banques prévue par la Loi Glass Steagall de Roosevelt, le rétablissement du crédit productif public de la période 1945 – 1973, et l’orientation de ce crédit vers de grands projets d’investissements créateurs d’un plein emploi qualifié, en Eurasie, la Méditerranée et en Afrique. (http://www.solidariteetprogres.org/Pour-sauver-l-Europe-et-la-France-reconstruire-l-espace-mediterraneen_08977)

 

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Connaissez-vous le Mécanisme Européen de Stabilité ?

Elodie Perrot Jeudi 5 juillet 2012

Cet article a pour objet d’expliquer le fonctionnement du Mécanisme Européen de Stabilité tel que décidé au dernier sommet européen (28 et 29 juin derniers). Cela me semble fondamental, dans le sens où nos dirigeants sont en train d’institutionnaliser une dictature financière européenne. Vous comprendrez au cours de ce message que la souveraineté des États pour organiser leur budget sera transférée à des individus non élus (Commission européenne). Dans le même temps, le MES sera créé pour renflouer – sans limite et sans l’accord ou l’intervention des États – des banques qui ont mêlé l’épargne populaire au casino financier, le tout avec une immunité juridique totale (impossibilité d’action en justice ou de perquisition).

Ce qu’il faut bien voir c’est que malgré ce sommet européen catastrophique, rien n’est joué. Les décisions prises doivent être validées par le Sénat et l’Assemblée nationale à l’automne. D’ici là, nous devons constituer une Résistance, Un changement de direction est tout à fait réalisable, à condition que nous comprenions ce qu’il se passe et que nous nous battions !

Le MES est un dispositif européen basé à Luxembourg (quasiment un paradis fiscal), créé au départ pour servir de « fonds de sauvetage » des pays en difficulté dans la zone euro. C’est par son ancêtre le FESF (Fonds Européen de Stabilité Financière) que l’on a “aidé” la Grèce, le Portugal et l’Irlande.

Ce MES est doté d’un capital de 700 milliards d’euros (dont 140 milliards de la France) et peut prêter immédiatement 80 milliards (capital libéré, c’est-à dire disponible sur le champ) à un pays qui en a besoin pour éviter qu’une crise de l’euro se propage à tous ses membres (article 8 et annexe I du Traité instituant le MES). Le reste, (620 milliards, dont le montant peut être modifié par l’article 10.1 du TMES) est du capital dit « appelable » envers lequel « les membres du MES (les Etats [NDLR]) s’engagent de manière irrévocable et inconditionnelle à verser sur demande les fonds demandés par le directeur général en vertu du présent paragraphe dans les sept jours suivant la réception de ladite demande. » (article 9.3 du TMES).

En échange de l’aide accordée par le MES, des conditions budgétaires très strictes sont imposées au pays demandeur par la Commission européenne. Mais pour assurer une note AAA au MES, pour qu’il emprunte à des taux faibles sur les marchés financiers, tous les pays contributeurs doivent répondre à la rigueur budgétaire à laquelle Mme Merkel tient tant. D’où le « pacte budgétaire » alias Traité sur la Stabilité, la Coordination et la Gouvernance (TSCG), qui établit :

  • un « mécanisme de correction déclenché automatiquement si des écarts importants sont constatés par rapport aux objectifs à moyen terme » (article 3.1.e)

François Hollande s’était engagé pendant la période électorale à ne pas accepter la règle d’or. Il est finalement revenu dessus en échange d’un pacte de croissance négocié avec Mme Merkel qui n’a rien de nouveau (Sarkozy avait déjà prévu ce pacte), et qui ne représente qu’1% du PIB européen (120 milliards). Finalement, Mme Merkel a utilisé le pacte de croissance pour négocier dans son pays la ratification du TSCG par le parti SPD et les Verts au parlement allemand.

Mais c’est là qu’intervient la gymnastique mentale : au dernier sommet européen des 28 et 29 juin derniers, l’Espagne et l’Italie ont fait chanter Merkel : en échange du pacte pour la croissance, ils demandent à ce que le MES puisse recapitaliser directement les banques sans passer par les États. C’est-à-dire racheter des titres de dettes d’Etats européens directement sur les marchés financiers ou à n’importe quelle banque de la zone euro. Le but recherché est que les États ne soient pas surchargés de dette supplémentaire dans leur budget. Mme Merkel a dû plier après d’âpres négociations, car sans le pacte pour la croissance, son pays ne validait pas le TSCG si important à ses yeux.

Les marchés financiers se félicitent de la décision de recapitaliser les banques. C’est pour cela que vendredi 29 juin les bourses étaient en liesse : 4,5% de hausse sur le CAC40, avec 8 à 10% de hausse sur les actions bancaires !

Nous nageons en pleine folie. Car dans le même temps, ce pacte de croissance ne permettra pas de contrebalancer les effets désastreux de la rigueur budgétaire (TSCG) et du renflouement des banques (MES). Car pour assurer de rentrer dans les clous du TSCG, François Hollande prévoit une baisse de 15% des dépenses de fonctionnement sur 3 ans. Cela signifie :

  • le non-remplacement de 2 fonctionnaires sur 3 partant en retraite (sauf dans les secteurs de l’Education, la Justice et la Police),

De plus, le rapport de la Cour des Comptes est sorti le 2 juillet et pour « économiser 6 à 10 milliards en 2012 et 33 milliards en 2013″, elle préconise :

  • le gel du nombre de fonctionnaires et de leur salaire,
  • la désindexation des retraites et des allocations familiales sur l’inflation,
  • un système de soin « plus efficient »,
  • un « effort collectif des collectivités locales » (premier investisseur du pays pour les BTP),

Mais pour enfoncer le clou, François Hollande demande une licence bancaire pour le MES. Cette licence lui permettrait d’emprunter auprès de la Banque Centrale Européenne (BCE), sachant que les Etats ne peuvent en rien contrôler le MES de par son statut, et peut décider de prêter ce qu’il veut à n’importe quelle banque. Non, vous ne rêvez pas. Ce que les institutions savent très bien, c’est que le trou financier dans les banques est de l’ordre de 3000 à 4000 milliards d’euros et qu’il faut un mécanisme pour renflouer systématiquement la bulle spéculative qui se dégonfle. Mais le pire, c’est que les fonctionnaires du MES « ne peuvent faire l’objet de poursuites à raison des actes accomplis dans l’exercice officiel de leurs fonctions et bénéficient de l’inviolabilité de leurs papiers et documents officiels. » (article 35.1 du TMES).

Il n’est pas la peine d’attendre plus longtemps. François Hollande a prouvé qu’il travaillait (peut-être par défaut) pour ce « monde de la Finance » qu’il dénonçait en janvier au Bourget. Avec le dernier sommet européen des 28 et 29 juin derniers, l’Europe oriente l’avenir vers le saccage social et le méga-renflouement des banques d’affaires.

Si vous souhaitez rejoindre la Résistance, c’est ici et maintenant en soutenant l’action de Solidarité et Progrès pour mettre la pression sur le gouvernement. Encore une fois, rien n’est joué car le TSCG doit être ratifié par les chambres parlementaires à l’automne. Le Président s’est engagé à séparer les banques de dépôt des banques d’affaires. Prenons-le au mot, car les décisions prises au sommet européen sont aux antipodes de cette loi qui permet de protéger ce qui est essentiel à l’économie (les salaires, les épargnes, les prêts aux entreprises et particuliers) et de laisser couler le reste (banque d’affaires, produits toxiques, autrement dit les 3000 à 4000 milliards d’euros de trou financier).

Jacques Cheminade et son homologue allemande Helga Zepp Larouche feront ce dimanche 8 juillet à 17 heures une conférence internet depuis Berlin pour faire le point et mobiliser la population vers la sortie de crise !