Communiqués, polémiques

Annulons les surcoûts toxiques des emprunts des collectivités !

Réponse d’Amar Benoun et de Christine Bierre, à l’entretien de M. George Mothron parue dans La Tribune d’Argenteuil

Le 19 février 2015

Le 30 janvier, Amar Benoun et moi-même avons proposé, dans une contribution au site de La Tribune d’Argenteuil,  qu’un débat ait lieu dans le contexte des élections départementales, sur l’impact des emprunts toxiques sur les collectivités du Val d’Oise, notamment depuis la hausse fulgurante du Franc suisse suivant son décrochage de l’Euro le 15 janvier 2015.

Répondant à une question posée à ce sujet par Arezki Semache de la Tribune d’Argenteuil, le 4 février, M. Mothron, maire d’Argenteuil, a reconnu que la ville a eu des emprunts de ce type dont certains ont été renégociés, mais d’autres sont « toujours dépendants du Franc suisse ». « Nous avons de la chance, d’avoir des échéances qui sont éloignées », a-t-il dit.

Mais M. Mothron a botté en touche en évoquant un « accord » entre l’Europe et la Suisse « pour atténuer la hausse du Franc suisse par rapport à l’Euro », un accord qui, jusqu’à preuve du contraire, n’est rien d’autre que de prendre ses désirs pour la réalité. Même son de cloche chez M. Xavier Péricat, notre adversaire sur le Canton 2, qui commentait, soulagé, que la Suisse n’aurait d’autre choix que de revenir à son cours plancher avec l’Euro, car ses exportations seraient trop pénalisées par ce Franc lourd. Au contraire, la Suisse ayant fuit un Euro que les mesures de renflouement massif des banques de M. Draghi condamnent à s’affaiblir, se prépare actuellement à affronter une période longue avec une monnaie forte.

Amar Benoun et moi-même réclamons l’entière transparence sur la dette toxique d’Argenteuil, car s’il semble bien que la ville ait pu se débarrasser d’une partie de ses emprunts, Dominique Mariette, candidat de Lutte Ouvrière, évoquait aussi 2 contrats d’emprunts qui se seraient envolés à 3,5 millions d’euros, ce qui n’est pas rien par ces temps de disette.

Le « rien à voir, circulez » de M. Mothron est scandaleux à plus d’un titre.

1)  La hausse du Franc suisse, aujourd’hui stabilisé à 1,07 par Euro, a augmenté les taux d’intérêts des emprunts toxiques de 15 à 20%. Les surcoûts pourraient être de 1 à 10 milliards  selon le ministre du budget, de 3 milliards selon l’agence Moody’s. Notons que bon nombre de ces emprunts a été souscrit il y a plusieurs années, avec un cours du Franc à 1,44 par Euro !

2) Même sans la hausse du Franc suisse, le poids de cette dette toxique sur nos collectivités est insupportable, et la décision de l’Etat de reprendre 80 milliards à son compte, dans la Société de financement local (SFIL), est inique. Car désormais c’est l’Etat qui impose son joug aux collectivités, exigeant qu’elles paient rubis sur l’ongle et leur interdisant, par une loi adoptée en 2014, de traîner DEXIA, qui a incité les collectivités à prendre ces produits toxiques, devant les tribunaux.

Nous rappelons que 5500 collectivités ont contracté pour environ 15 à 20 milliards d’euros d’emprunts structurés devenus « toxiques », dont un certain nombre dans le Val d’Oise : St leu la Forêt, Deuil la Barre, Val de France, Argenteuil

Nous nous battons pour notre part pour que le Conseil Général élu en mars 2015 plaide, toutes tendances confondus, en faveur de :

1)   L’annulation, après un audit au cas par cas, des surcoûts toxiques. Les collectivités s’engagent à rembourser le principal du capital emprunté selon l’échéancier initial, majoré uniquement du taux d’intérêt légal (0,04 % en 2014). La différence entre les deux taux est passée par pertes et profits.

2) L’interdiction immédiate de la vente d’emprunts structurés jusqu’ici autorisés par la législation européenne (MIF) au nom de la « liberté de contracter ».

3) L’annulation des garanties apportées à Dexia par les Etats français (38,7), belge (43,7) et luxembourgeois (2,55 milliards d’euros).

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Duel Mothron-Doucet : Non à la guerre des clans, oui à une grande querelle départementale

Communiqué de presse de Christine Bierre et Amar Benoun paru le 30 janvier dans La Tribune d’Argenteuil

Le camp de M. Mothron (UMP) vient peut-être de porter le coup fatal à celui de M. Doucet (PS), dans la guerre de tranchées que se livrent les deux clans depuis bientôt quinze ans !

La justice a ouvert une enquête préliminaire sur des possibles malversations de la municipalité d’Argenteuil sous le mandat de Philippe Doucet. Au même moment, la Chambre régionale des comptes a recalé le budget 2015 de l’Agglomération Argenteuil-Bezons, qu’il préside. La Chambre estime ce budget « insincère », car des dettes dues à la commune d’Argenteuil, pouvant atteindre 15 millions d’euros, n’ont pas été « budgétées ». C’est, semble-t-il, pratique courante chez M. Doucet, qui a laissé une ardoise de 17 millions à la ville d’Argenteuil, dont une partie n’avait jamais été votée !

Rappelons cependant que M. Mothron, du clan opposé, n’est pas tout blanc non plus : il a lui-même succombé à la tentation des emprunts toxiques, au point de transformer lorsqu’il était Maire toute la dette d’Argenteuil aux « emprunts structurés », dont le taux d’intérêt est indexé sur le Franc suisse ou le dollar.

Proposition de débat sur les emprunts toxiques

Voilà un problème plus explosif encore que le penchant dépensier de M. Doucet, qui a voulu passer en force pour faire de la commune populaire d’Argenteuil une commune de classe moyenne, en faisant les poches des contribuables à leur insu.

Quel est l’impact sur notre département de la hausse fulgurante du Franc suisse (+17%), suite à la décision de la Banque nationale Suisse de mettre fin à sa parité avec l’euro qui, selon la Gazette des Communes pourrait faire monter ces dettes de 20 à 25% ? Qu’en est-il de la dette toxique de Beauchamp, de Sannois, de Saint Leu la Forêt, de Val de France, d’Argenteuil ? 40 communes du Val d’Oise avaient signalé des problèmes d’emprunts toxiques en 2012. Où en sommes-nous aujourd’hui ?

Avec Amar Benoun, nous exigeons que cette question existentielle pour le Département fasse l’objet d’un débat entre tous les candidats dans les prochaines élections départementales. Solidarité & Progrès se bat sur cette question depuis le début. Nous exigeons la mise en faillite ordonnée de la Banque Dexia ; la séparation des activités viables de celle des emprunts toxiques et la mise en faillite de ces emprunts toxiques. Aujourd’hui, l’État, qui détient en grande partie ces titres, doit aussi se retourner contre les banques d’affaires françaises et internationales qui spéculent avec ces titres sur les marchés.

Pour l’heure, le gouvernement et l’opposition préfèrent sauver les banques plutôt que les entreprises, les emplois et la santé des citoyens. Ne vaut-il pas mieux dans le Val d’Oise de mettre les couteaux au vestiaire et obliger le gouvernement à revoir sa copie sur cette question.

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Amar Benoun et Christine Bierre, déclaration de candidature (Canton Argenteuil 2)

Effacer les emprunts toxiques, lancer le Canal Seine Nord-Europe !

Christine Bierre, journaliste, et Amar Benoun, retraité de la SNECMA, ont annoncé qu’ils seraient candidats, en binôme, aux élections départementales des 22 et 29 mars, dans le canton Argenteuil 2.

Les candidats du parti animé par Jacques Cheminade dénonceront les politiques d’austérité menées par le gouvernement et celles, encore plus dures, que voudrait imposer l’opposition de droite. 50 milliards par mois ont été annoncés par la BCE cette semaine pour renflouer les banques, et du pain sec pour les populations : voilà ce qui résume leur politique antisociale.

Ils exigeront que le gouvernement enterre définitivement les emprunts toxiques des collectivités dont il détient aujourd’hui une partie essentielle. Car, suite à la hausse fulgurante du Franc suisse, ces emprunts pourraient, selon la Gazette des communes, connaître un surcoût de 20 à 25% pour les collectivités ! Faute d’effacer ces dettes et de mettre fin à l’austérité, le département sera incapable d’assurer ses missions économiques et sociales

Les candidats plaideront au contraire pour que la construction du Canal Seine Nord-Europe, qui pourrait créer 12 000 à 14 000 emplois directs et 50 000 indirects dans les régions et les départements concernés, dont le nôtre, soit lancée immédiatement. Ce projet doit démarrer en 2017, mais on craint qu’avec la crise il soit abandonné, alors que seulement 1 milliard d’euros manque à l’appel.

Les candidats s’opposeront au démantèlement des départements, fondement de l’égalité républicaine contre des métropoles et des régions devenues des forteresses économiques et financières imprenables par les citoyens.

Contre les projets pharaoniques finances/services/loisirs du type Grand Roissy, métastase ultime d’un système transatlantique aux abois, ils porteront plus loin la vision industrielle que le Val d’Oise a déjà en partie, pour faire de notre département un pont vers ce nouveau monde que les BRICS enfantent actuellement. Ces pays (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) remettent au goût du jour souveraineté nationale et coopération, grands programmes de recherche (spatial, atome, etc.), économie industrielle tirée par le progrès technique, infrastructures modernes et plein emploi qualifié.

Le Val d’Oise s’intéresse déjà à la Chine. Le projet de « nouvelles routes de la soie » du Président Xi Jinping est un projet de coopération économique gagnant/gagnant qui ouvre à notre département, à la France, à une Europe des patries et des projets, un destin autre que l’austérité, la déflation, le chômage de masse et le danger de guerre. Il faut saisir l’occasion !

Comme continue à le souligner Solidarité & Progrès, seule une vraie réforme financière profonde qui coupe les banques en deux et élimine les titres toxiques permettra de s’engager dans cette voie du futur.

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Pour plus de renseignements et pour soutenir la campagne :
Tél. 06 18 73 25 87
cbierre@free.fr
Amar Benoun: 6 rue du Gibet – 95000 Argenteuil
 
 
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S & P en campagne pour chasser Harold Matysen
 
Une émission de France 2 il y a quelques jours révélait que M. George Mothron avait lâché un Cost-Killer dans la ville d’Argenteuil pour réduire les dépenses coûte que coûte. Le nom Cost-killer défini quelqu’un qui coupe froidement dans les dépenses, sans se soucier des conséquences sociales et humaines que telle ou telle coupe peut avoir.

Les employés de la ville sont en grève lui et les syndicats organisent une manifestation à l’Hôtel de Ville contre ces méthodes.

Le binôme de Solidarité & Progrès mène campagne contre lui dans les rues et auprès des argenteuillais en général.